Parole d'apprenant.e : Ladapa
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Je m’appelle Ladapa. Je suis arrivée en Belgique avec beaucoup d’envies, mais aussi beaucoup de silence.
Je voulais apprendre le français. Trouver un emploi. Comprendre la vie ici. Me sentir un peu moins étrangère dans les conversations du quotidien.

Avant CADRECI, je travaillais comme femme de ménage. Puis l’agence pour laquelle je travaillais a fait faillite. À ce moment-là, je me suis sentie un peu perdue. J’essayais d’avancer, mais je ne savais pas toujours par où commencer.
Et puis un jour, presque par hasard, j’ai vu une affiche parlant de cours de français. CADRECI était juste à côté de chez une de mes clientes. Je suis rentrée pour demander des informations. Je me souviens encore de l’accueil. Isabelle et Damien m’ont parlé avec beaucoup de gentillesse. Je me suis sentie écoutée tout de suite. Cela peut paraître simple, mais quand on manque de confiance, cela change beaucoup de choses.
Au début, j’étais stressée.
Dans la classe, certains parlaient déjà très bien français. D’autres vivaient en Belgique depuis longtemps. Moi, je cherchais encore mes mots. Je n’osais pas trop parler. J’avais peur de faire des erreurs ou de ne pas être comprise.
Alors j’écoutais beaucoup.
Petit à petit, grâce aux échanges, aux exercices et à la patience des formateurs, j’ai commencé à prendre confiance. Les cours n’étaient pas seulement des leçons de français. C’était aussi un endroit où je pouvais essayer, me tromper, recommencer, sans me sentir jugée.
Je crois que c’est cela qui m’a le plus aidée.
Je me souviens des activités en groupe, des discussions en classe, des moments où je réussissais enfin à exprimer une idée sans bloquer sur chaque mot. Pour beaucoup de personnes, cela semble normal. Pour moi, c’était une petite victoire à chaque fois.
Il y a un souvenir qui reste très important pour moi.
Le jour où j’ai présenté mon projet de lecture devant toute la classe. J’avais travaillé longtemps dessus. J’étais très nerveuse. Mais quand j’ai terminé et que j’ai vu les réactions positives des autres apprenants et du formateur, j’ai ressenti quelque chose que je n’oublierai jamais : de la fierté.
Avant, je doutais souvent de moi.
Aujourd’hui encore, mon français n’est pas parfait. Je continue d’apprendre. Je travaille maintenant dans un restaurant thaïlandais à Nivelles, et parfois j’ai peur d’oublier un peu le français parce que je parle surtout thaï au quotidien. Mais je n’ai plus peur comme avant. J’ose parler. J’ose poser des questions. J’ose participer.
CADRECI m’a appris une langue, bien sûr.
Mais cela m’a aussi appris la patience, la persévérance et la confiance.
Je sais qu’il me reste encore du chemin. J’aimerais atteindre un niveau C1. Trouver un emploi qui corresponde davantage à mes projets. Peut-être un jour ouvrir une maison d’hôtes. Ce rêve est toujours là.
Et maintenant, je crois davantage que je peux y arriver.
Si je devais dire quelque chose à une personne qui hésite à commencer une formation, je lui dirais simplement : n’ayez pas peur de faire des erreurs. Personne n’apprend une langue sans hésiter. Le plus important, c’est d’oser commencer.
Mon passage chez CADRECI a changé beaucoup plus que mon français.
Il a changé la manière dont je me regarde moi-même.
Parole de stagiaire - Ladapa
